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Coutumes et croyances sur la mort & rites funéraires

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Coutumes et croyances sur la mort & rites funéraires

Message par psychee le Ven 30 Jan - 22:39

Au risque de me répéter, il y a une pléthore de peuples différents autour des Mers de la Séparation. Dix-sept, en fait, si on les dénombre tous, mais en prenant certaines cultures tribales isolées, on explose ce chiffre. Et ce serait donc autant de mythes, légendes, folklores et rites à traiter, et raconter.

Nous allons donc nous intéresser à ce qui réunit les lossyans plutôt que ce qui les différencie dans ce domaine. La référence est donc toujours celle des peuples Conciliens, et sous l'influence de l'Eglise. Ce qui est logique : 85% des lossyans sont du culte de l'Eglise du Concile Divin, qui tolère fort peu toute autre forme de croyance que la sienne, et chasse à vue tout individu professant publiquement une autre religion.

Le folklore est donc issu de ce qui subsiste des mythes et cultes d'Avant le Long-Hiver, et de ce qui est né de l'interprétation populaire des Dogmes de l'Eglise. Le tout mâtiné de superstitions, et de tentatives de donner des explications à des phénomènes naturels -ou qui le sont moins- violents ou effrayants, qui sont plutôt légion, sur Loss.

Nous n'allons pas trier entre folklore, superstitions, et coutumes, mais par thème. La mort, la naissance, les hommes et les femmes, la nuit, le loss-métal, etc... Coutumes, rites et folklore se confondent bien trop pour pouvoir parfois les différencier. Ce sera nettement plus aisé, et intéressant, de parler des grands sujets de la vie des lossyans, pour voir ce qu'ils croient, et ce qu'ils font.


1- La mort, le voyage des âmes, & les rites funéraires


Pour les lossyans la mort n'est pas une chose qui se fuit, ou se renie. Tout le monde meurt, c'est le destin de toute vie. Et avec une espérance de vie moyenne de 38 ans, et une assez forte mortalité infantile, malgré une médecine qui parfois peut faire des prodiges, les lossyans y sont tous confrontés, et assez souvent.

LE REGARD À LA MORT :


Donc, les lossyans ne craignent pas du tout la mort comme nous, habitants de l'Occident du 21ème siècle. Ils la voient souvent, elle s'invite dans leurs foyers, les fauche dans leurs cités, les frappe au coin des forêts, ou prends son dû au gré des caprices de la mer. Si en avoir peur n'est pas rare, quelque part, tout le monde s'attends à la subir. Epidémies, maladies graves, accidents, décès infantiles, guerres et ravages sont le lot de leur vie. On en parle sans fard, on admet qu'elle peut frapper demain, et on considère donc de manière bien plus relative la valeur de sa propre existence, et de la vie des autres. Il faut bien mourir un jour, et parfois, il est bon de choisir le jour de mourir, pour un lossyan.

Ce qui fait aussi que les lossyans respectent la vie, et évitent de donner la mort gratuitement. Il y a bien assez de moyens de défunter pour ne pas en rajouter, par des actes barbares, stupides, ou inconsidérés. D'un autre coté, la mort leur étant plus commune, ils sont aussi plus aptes à prendre la décision de la donner par charité, ou nécessité. Pas plus pour un homme libre que pour un esclave ou un animal, le lossyan ne trouve vraiment choquant d'abréger une vie pour mettre fin à des souffrances. Et si tuer un adversaire si on a une alternative raisonnable leur parait déshonorant, ben si c'est une nécessité, ils le feront sans guère hésiter.

QUE DEVIENT LE LOSSYAN À SA MORT ?


Les hommes sont venus sur Loss depuis les Etoiles, tendent à croire tous les lossyans. Et à leur mort, c'est vers les étoiles que retourne leur âme. Le ciel de Loss est plongé dans une immense voie lactée très brillante de millions et de millions d'étoiles. C'est pour eux dans cette voute stellaire que résident leurs parents, leurs ancêtres, et leur proches. Mais pas tout le monde.

Loss est souvent percutée par des météorites, et strié de pluies d'étoiles filantes. Ce sont les âmes qui ont tentés de s'élever, et chutent depuis les astres. L'Eglise a appuyé l'idée que plus une âme a manqué de vertus, plus le poids de ses péchés immoraux et de ses crimes est pesant et la fait chuter d'autant plus fort. Ainsi, pour les lossyans une météorite s'écrasant sur Loss est le signe qu'une âme chargé de crimes et de péchés, ayant trahis toutes les vertus du Concile, est retombé au sol, incapable de rejoindre les étoiles. Et si elle provoque des désastres et des morts, c'est qu'elle était si hantée par la haine et la revanche contre les hommes vertueux, qu'elle a souhaité susciter ses derniers maux avant son anéantissement.

Il y a donc en l'espèce pour les lossyans un paradis. Les âmes des morts veillent sur les vivants depuis les cieux, et éclairent la nuit. Mais pas d'enfer. L'enfer, c'est la fin, le néant, la disparition de l'âme immorale et pécheresse. Et n'être plus rien, disparaitre, être effacé, est un concept effrayant pour les lossyans.

Les lossyans ne décrivent pas le paradis. Le Concile parle de la voute céleste seulement comme le lieu où les âmes des morts vertueux veillent sur les vivants, au pied des trônes du Concile Divin. Les plus brillantes étoiles sont celle des anciens dieux et des esprits, qui veillent eux aussi, sous la sage autorité du Concile. Mais cette dernière version est fort peu déclamée ou usitée publiquement, même si c'est dans un des Dogmes de l'Eglise. Le Concile ne renie pas les anciens dieux. Il en interdit le culte public et la dévotion. Mais il tend à les faire disparaitre et les effacer.

Les lossyans considèrent qu'une fois qu'ils sont asservis, leurs esclaves ne pourront accéder à une place dans les Etoiles. L'asservissement renie l'Honneur de celui qui est désormais esclave : il ne peut plus le défendre, ni le réclamer. Etant une possession, son honneur propre n'est rien, et appartient à son maitre, comme tout ce qu'il est. Ainsi défait de l'une des Trois Vertus, il ne peut briguer aucune place dans la voute céleste. C'est pour cela qu'il est rare que les lossyans usent de leurs rites funèbres quand un esclave décède. Il sera souvent enterré dans un coin, voire jeté aux ordures, pour être dévoré par les toshs.

Mais cela a aussi donné lieu à une coutume, pas si répandue, mais fort respectée : quand un esclave est proche de la mort, son maitre l'affranchit, avec cette phrase rituelle : "je te rends ta liberté, et ton honneur, puisse les ancêtres te donner place dans les Etoiles." Ainsi donc, le laissant à son dernier souffle, ou abrégeant ses souffrances, le lossyan rends à l'esclave en quelque sorte ce qui constitue aux yeux des lossyans son humanité : ses vertus.

LES RITES FUNERAIRES :


Les rites funéraires sont nombreux sur Loss, et là, difficile de donner une norme, même au sein des peuples Conciliens. Mais les lossyans considèrent que pour que l'âme puisse rejoindre les Etoiles, elle doit y être aidée, et encouragée, afin de faciliter son ascension. Le corps représente alors à leurs yeux un fardeau pour le défunt, qui risque de souhaiter y rester agrippé, et devenir un fantôme qui hantera le monde, sans pouvoir s'élever.

Les étéocliens, les hégémoniens, les habitants d'Allenys, et les teranchens pratiquent la crémation. Le défunt est mis sur un bûcher funéraire, et les restes sont le plus souvent éparpillés par le vent une fois qu'il ne reste que des cendres.

Les Athémaïs pratiquent eux-aussi la crémation, mais partielle. Ils brûlent les corps et prélèvent ensuite os et cendres, qui sont alors mis en urnes. Celles-ci sont conservées dans chaque maison, et quand une famille bâtit une nouvelle demeure, ou y emménage, l'urne est scellée dans les fondations ou les murs de la maison familiale. Ils conservent donc ces urnes longtemps. Leur contenu est parfois transvasé dans une urne familiale réunissant les restes de tous les défunts de la famille, qui est alors l'objet de convoitises entre ses membres.

Les Hemlaris, comme les Dragensmanns enterrent leurs morts, quand à eux. Mais si ces derniers ont donc des cimetières et sanctuaires où reposent leurs morts, la crémation est aussi un de leurs rituels, uniquement réservé aux hommes morts au combat dans de grands bûchers collectifs, et aux plus grands chefs de guerre. Quand aux Hemlaris, deux ans environ après la mise en terre, ils ouvrent les tombes dont ils prélèvent les ossements, qui seront alors déposés avec soin et art dans des catacombes. Chaque village a la sienne, mais aussi chaque grande famille aristocratique et chaque cité a sa nécropole. La famille Impériale a une véritable nécropole décorée d'ossements, et les plus riches clans rivalisent de luxe et de génie architectural pour leurs catacombes et nécropoles.

Il y a encore de nombreux autres rites funéraires : les En'ashas livrent leurs morts à la nature sauvage, le corps déposé sur une hauteur aux charognards. Les Ereh'beïm enterrent leurs morts en commun sous des sanctuaires sacrés, et les Jemmaïs font des tombes pour chacun de leurs défunts, y compris, fait rare, les enfants en très bas âge.

Dans les cultures conciliennes, et surtout chez les Etéocliens, et à Armanth, il est courant que toute maison est un petit autel dédié à ses ancêtres. Cet autel est le plus souvent une petite alcôve du salon, ou de la pièce à vivre, où trône le cercle blanc sur fond noir du Concile Divin, mais parfois un cercle d'argent suspendu. Au ses pieds, on y dépose offrandes simples, et souvenirs des défunts, que ce soit un simple bibelot ou bijoux, mais aussi ses armes, son armure, ou des portraits pour les familles les plus riches et/ou traditionnalistes. Un détail notoire est que certaines familles armanthiennes ont cet autel, parfois une véritable pièce dédiée.... sans y avoir le moindre symbole du Concile. Ce qui n'est pas forcément bien vu, même des armanthiens eux-mêmes.

Enfin, on ne pratique pratiquement jamais ces rites funéraires, qui impliquent souvent cérémonies religieuses, fêtes, veillées, et venues de la famille et des proches, pour les enfants âgés de moins de trois ans, et les mort-nés. Et la plupart des lossyans considèreraient comme déplacé et indécent de le faire. Tant qu'un enfant n'a pas passé trois ans, les lossyans considèrent qu'il n'a pas de vertus, et pas plus d'humanité que n'en aurait un esclave, ou un animal. Malgré le fait qu'on tende à chérir les enfants sur Loss, la mortalité infantile assez élevée a crée cette coutume de refuser les honneurs funèbres aux jeunes enfants. Cela permet d'éviter de devoir faire subir à trop de monde le deuil d'un événement bien trop courant. Un enfant de moins de trois ans qui meurt sera donc inhumé, ou incinéré, de manière discrète et intime, et ses cendres laissés au vent. Tout juste pendant deux ou trois semaines, au plus, la famille aura-t-elle placé sur sa porte une bande d'étoffe noire pour prévenir les visiteurs que les résidents portent un deuil.

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